
Tout d'abord, allez voir le film-documentaire : "Enron, the smartest guys in the room". Un choc. La banqueroute d'une des plus grandes corporations américaines est expliquée en détail. Cette escroquerie à grande échelle ne fut pas le fait d'une poignée de financiers véreux, "bad apples", comme le déclara, navré, le monde du business américain.
Après enquête, les investigateurs ont conclu que les sommes astronomiques investies puis évaporées, la confiance dont a bénéficié Enron pendant la totalité de son parcours en bourse, le silence des institutions de contrôle (gouvernementales et privées) sur ses agissements et enfin, l'incompréhensible générosité des plus grandes banques occidentales (City Bank, Deutsh Bank, Natwest, etc.) furent le fruit d'une corruption totale d'une grande partie du système! En clair, le cas Enron n'aurait pu exister sans la complicité des banques, des médias et des institutions financières. Le tout, preuves à l'appui.
Dernier rebondissements:
Le 5 juillet 2006, le fondateur de Enron, M. Kenneth Lay est décédé à l'âge de 64 ans d'une crise cardiaque. Cet homme d'affaire taxé de génie par les uns, d'opportuniste sans scrupule par les autres, fut l'homme qui transforma une petite entreprise régionale en géant de l'énergie (la 7eme compagnie des USA). Ami intime de la famille Bush, il déclara jusqu'à son dernier souffle qu'il était innoncent. M. Bush père et sa femme ont d'ailleurs assisté aux obsèques de leur ami le 12 juillet. Il risquait cependant une peine d'emprisonnement de plusieurs décades pour la fraude massive et l'étonnante banqueroute du géant Enron.
Sa fortune personnelle (ou ce qu'il en reste; ses dettes étaient colossales) ne fera cependant l'objet d'aucune saisie car l'investigation des court n'était pas termninée le jour de sa mort et aucun verdict n'avait été rendu. L'argent restera donc chez les Lay.
DansThe Financial Times du mercredi 28 juin : le gouvernement des Etats-Unis a demandé l'extradition de trois directeurs de la banque Natwest... Ian Cobain, Andrew Clark et Simon Bowers risquent de très lourdes peines de prisons pour s'être rendus coupables de fraudes alors qu'ils collaboraient avec Enron. Après les étonnantes péripéties qui ont accompagné leur extradition vers les USA (Le gouvernement Anglais n'a semble-t-il pas été des plus coopératifs...), ils sont arrivés vendredi 14 juillet à Houston pour y être interrogés par le FBI. Les trois banquiers qui ont plaidé "non coupable" devant un jufge texan, ont dû payer chacun une caution de 100.000 dollars pour éviter la prison préventive. Les autorités leur ont retiré leurs passeports et les trois hommes sont obligés de rester au Texas jusqu'à nouvel ordre.
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